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24 décembre 2006

Triste noël pour les proches de Amin et Obote

idi_amin_750227Pour les familles de Idi Amin Dada et celle de Milton Obote, tous deux anciens présidents de la République d'Ouganda, l'année s'achève de manière assez difficile. L'une et l'autre ont été expulsées de leurs domicile de Kampala. En cause, dans chacun des cas, des dettes impayées et que l'on entend bien les obligées à payer. L'information fait la une des quotidiens de Kampala ces derniers jours.

Nul ici, bien entendu, ne s'appitoie sur le sort des proches de ces anciennes personnalités. L'évocation de leur passé à la tête de l'Etat ougandais ramène forcément ici à de tristes moments de l'histoire récente. Massacres, éxécution, pillages, morts sont les images associées à ces hommes qui en 23 ans de pouvoir, ont marqué la mémoire de tous dans leur pays, mais même en dehors. Idi Amin Dada, le guignol fou qui devint président fait d'ailleurs l'objet d'un film récent, adaptation d'un roman qui l'est moins (Le dernier roi d'Ecosse). Et si quelques droits d'auteurs étaient reversés à sa famille afin que celle-ci passe des fêtes de fin d'années moins difficiles ? dans un sens ce ne serait que justice...

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23 décembre 2006

Les nouveaux habits du Nation

imagesNouveau design, nouvelle présentation - plus aérée - redistribution des rubriques, bref nouveaux habits, tels apparaissent le Daily Nation et le Sunday Nation, les deux principales publications du Groupe kenyan the Nation. Changements de forme pour s'adapter à l'époque indique les responsables de ces journaux, qui sont au Kenya et en Afrique de l'Est de véritables institutions. Au fil des ans d'ailleurs, la "marque Nation" a franchi les frontières et s'est imposée en Ouganda et en Tanzanie. À Kampala et Dar Es Salaam, paraissent The Monitor et The Citizen, propriété du groupe kenya et pendant éditoriaux de celui-ci. Dans chacun de ces contextes, le Groupe a rapidement imposé ses publications phares. Par la qualité et la varité de leurs contenus ainsi que par le sérieux des analyses et le souci de raconter la vie des gens ordinaires et ceux qui le sont moins.

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14 décembre 2006

Fécondité et migrations africaines : les nouveaux enjeux

F_condit_Présentation de l'éditeur

Dans quelle mesure la poussée démographique des peuples démunis plonge-t-elle dans l'angoisse les pays du Nord qui se sentent peu enclins à renoncer à leurs privilèges ? Plus précisément dans une planète où richesse rime avec vieillesse, l'Afrique est-elle une menace pour les pays riches ? Dans l'état de guerre du fort au faible, le risque de procréer, d'aller et venir est un secteur stratégique qui exige la plus haute surveillance. Cet ouvrage renouvelle les questionnements incontournables sur les rapports entre population et sécurité en ce début du nouveau siècle. Les hommes et les femmes du Sud,, par leur existence même portent atteinte à la sécurité des pays riches.


Jean-Marc Ela et Anne-Sidonie Zoa, Fécondité et migrations africaines : les nouveaux enjeux, l’Harmattan, Paris, 2006, 356 pages.

Note de lecture publiée par Mutations (Yaoundé, Cameroun), le 12 novembre 2006

Quand la démographie africaine affole l’Occident

Dans leur dernier essai (Fécondité et migrations africaines : les nouveaux enjeux) publié chez l’Harmattan, Jean-Marc Ela et Anne-Sidonie Zoa révèlent les enjeux du « système de sécurité » que l’Occident est en train de se constituer. À en croire les deux sociologues, ce système vise principalement l’Afrique, un continent dont la « vitalité démographique » inquiète le monde riche confronté lui au déclin de sa population. A lire de toute urgence.

Et si, sous le couvert de la lutte contre l’immigration illégale, les pays d’Occident menaient une guerre, autrement plus vitale à leurs yeux et bien plus décisive encore que la très médiatique guerre contre le terrorisme islamiste : la guerre contre les migrants venus d’Afrique et qui menacent – dit-on – de submerger le monde riche ? C’est ce que soutiennent Jean-Marc Ela et Anne-Sidonie Zoa dans un livre sans concessions ni œillères et dont l’une des affirmations centrales fait peur autant qu’elle ouvre les voies d’une compréhension enfin sérieuse d’une question devenue d’actualité.

« Le système de sécurité que l’Occident s’est constitué à l’échelle planétaire après sa victoire sur le communisme est mis en cause par les peuples en haillons qui suscitent toutes les inquiétudes » écrivent les deux auteurs. Et cette mise en cause est l’autre versant de la peur que suscite l’Afrique en Occident. L’Afrique où les naissances sont plus fréquentes qu’ailleurs dans le monde fait peur, très peur, d’autant que les africains, souvent jeunes, semblent se lancer à l’assaut de l’Occident. C’est du moins ce dont témoignent les médias du monde (occidental) ces derniers mois en particulier, eux qui racontent inlassablement le face à face quotidien entre migrants africains tentant de gagner l’Occident par l’Espagne ou l’Italie et les gardes frontières de ces pays, chargés de les en dissuader.

Face à ces intrépides africains rêvant de paradis au-delà des mers, l’Occident développe toutes sortes de stratégies de dissuasions et de contrôle. De l’étape de l’obtention des visas à celle de l’intégration (lorsqu’ils ont réussi à gagner l’Occident), en passant par celle des traitements infligés dans les aéroports. Pour un africain, obtenir un visa vers l’Europe ou l’Amérique, franchir une frontière c’est courir le risque d’une terrible humiliation. Enfin s’installer en Occident, s’y intégrer n’est pas simple non plus. Tout cela Jean-Marc Ela et Anne-Sidonie Zoa le rappelle, exemples à l’appui, avec un réalisme qui emporte la conviction sur l’existence de politiques concertées.

C’est que, expliquent-t-ils, la fécondité et les migrations africaines sont une menace plus sourde, mais bien plus terrifiante encore pour le monde occidental que la montée du terrorisme islamiste. Elle est un des « enjeux souterrains de la sécurité », ainsi que le rappelle les nombreuses réunions et forums des ministres européens sur la question de l’immigration illégale ces dernières semaines.

Pourtant, les auteurs le rappellent également, les débats sur les migrations et l’explosion démographique en Afrique et sur les risques que ces questions font courir au monde occidental, se déroulent dans un contexte où les phantasmes prennent souvent le pas sur la réalité. En témoignent les termes utilisés pour évoquer l’apocalypse la démographie africaine : explosion, boom, apocalypse... Des mots qui non seulement ne rendent pas justice à la réalité (l’Afrique est en réalité sous peuplée et ses migrants vont davantage ailleurs en Afrique qu’en Occident). De plus, ils imposent un état de peur, propice il est vrai aux politiques les plus rétrogrades.

Certes il est vrai, si la démographie africaine fait peur en Occident, par sa vitalité et son dynamisme, c’est que celle des pays du Nord fait peur elle aussi, pour des raisons opposées. L’Occident constitue « un peuple de vieux ». Les berceaux y sont vides et les asiles de vieillards pleins, analyse Ela. Un phénomène inquiétant pour son futur puisqu’on s’achemine, si l’on en croit les deux sociologues, vers sa marginalisation.

Au-delà des gesticulations et des effets d’annonce, en définitive, la question centrale que posent les débats sur la démographie africaine semble être celle de l’accès aux ressources par le plus grand nombre. Les africains sont et seront de plus en plus nombreux dans les prochaines années, mais surtout ils seront nombreux et pauvres, face à quelques principautés de riches, en Occident, pour leur part sous-peuplées. Ce qui aura des conséquences politiques et économiques importantes, sur la stabilité même du système de relations internationales actuel. Conclusion décisive, que les auteurs ne se contente pas d’énoncer. Ils la construisent avec une rigueur implacable.

Face donc à cette éventualité qui désormais semble soulever la levée des boucliers, il y a pourtant une solution : le mieux être réel des africains. Il faudrait « réinvestir dans l’humain » et non tenter de « contrôler la fécondité et les migrations africaines » ; développer et non « supprimer les pauvres en vue de supprimer la pauvreté ». D’autant que, concluent les sociologues, dans un monde où les migrations font partie du quotidien, il faut apprendre à vivre avec l’autre, car de cette cohabitation naît un enrichissement, forcément.

Fécondité et migrations africaines est un livre d'une vigoureuse densité, sur un enjeux dont l’omniprésence dans d'actualité contraste avec la rareté des analyses documentées et rigoureuses. Comme souvent, le propos de Jean-Marc Ela et Anne-Sidonie Zoa, entre clarté et profondeur, oblige au minimum à de graves interrogations. Il offre surtout un regard nouveau et fondamental, le genre auquel on regrette de n’avoir pas eu accès depuis longtemps.

 

André-Michel Essoungou

 
Jean-Marc Ela et Anne-Sidonie Zoa, Fécondité et migrations africaines : les nouveaux enjeux, l’Harmattan, Paris, 2006, 356 pages.

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L'Afrique des idées reçues

afrique_id_recuesPrésentation

En utilisant les savoirs acquis et en identifiant la part de vérité et d’erreur que les idées reçues peuvent receler, cet ouvrage donne à voir une Afrique complexe et plurielle qui ne peut se réduire à des représentations schématiques.

« L’Afrique reçoit plus d’argent qu’elle n’en rembourse. Ce sont les Africains les plus pauvres qui migrent vers l’Europe. Le tribalisme explique tous les conflits. L’Afrique n’est pas prête pour la démocratie. La solidarité africaine relève de la générosité. Les Africains sont tous polygames. L’agriculture africaine est archaïque et figée. Les cultures de rente concurrencent les cultures vivrières. Les Africaines font trop d’enfants et sont soumises. L’économie informelle est la voie pour un développement à l’africaine ». Qui n’a pas entendu ou lu ce florilège d’idées reçues sur l’Afrique subsaharienne ?

Si elles cherchent à expliquer le « naufrage » du sous-continent, elles traduisent aussi souvent des peurs, de l’arrogance ou du mépris et de la désespérance. Tout ceci débouche sur des visions de l’Afrique criminelle ou victime, exploitée ou suicidaire selon le type de responsabilités que l’on veut établir devant le tribunal de l’histoire.

L’Afrique des idées reçues est un ouvrage collectif regroupant trente auteurs, dont cinq chercheurs du Cirad : Marie-Rose Mercoiret et Géraud Magrin, du département "Territoires, environnement et acteurs", Véronique Alary, Eric Vall et Bernard Faye, du département "Elevage et médecine vétérinaire".

Il a été rédigé sous la direction de Georges Courade, directeur de recherche à l’Institut de recherche pour le développement (Ird) et professeur associé à l’université Paris 1.

L’Afrique des idées reçues
Sous la direction de Georges Courade
Collection Mappemonde
Ed. Belin
Paris, 2006



Lire également l'entretien
avec l’auteur paru dans Le Figaro du 20 octobre 2006

Les africains sont pauvres, paresseux, polygames, corrompus. Ils dilapident les richesses naturelles, sont incapables d'intégrer le progrès et se livrent des guerres forcément tribales. Autant de stéréotypes que Georges Courade, directeur de recherche à l'Institut de recherche pour le développement (IRD), et une trentaine de spécialistes ont disséqué.

LE FIGARO. - Pourquoi un tel livre ?

Georges COURADE. - Les médias montrent une Afrique qui meurt et qui souffre. Notre projet était d'étudier celle qui vit et marche. Les Français croient connaître l'Afrique en vertu du lien historique qui nous lie. Aujourd'hui avec la valorisation médiatique des famines, des pandémies ou des guerres, c'est la porte ouverte aux stéréotypes. Tout cela nourrit des peurs millénaires dans une Europe en proie à un fort sentiment d'insécurité. Pour beaucoup, l'Afrique est un mouroir aux portes du Vieux Continent, avec en corollaire les risques épidémiques, terroristes et migratoires que cela induit. Dans ces idées reçues, il y a parfois une part de vérité, mais la généralisation est abusive. Comme lors des émeutes en banlieue en novembre dernier, quand on a sous-entendu que les enfants de polygames étaient plus délinquants que les autres. Cela n'a, bien sûr, aucun fondement scientifique. Voilà pourquoi nous avons essayé de décortiquer cinquante idées reçues pour ceux qui veulent essayer de jauger le continent africain autrement qu'avec commisération et commencer à le comprendre dans sa complexité. Nous ne posons ni diagnostic euphorisant, ni prospective catastrophique, juste une évaluation au plus près de la réalité.

Le seuil de pauvreté est fixé à moins de deux dollars de revenus par jour. Or vous bousculez cette idée...

Le regard occidental estime que la pauvreté, c'est d'abord une question de ressources, que l'on a ou pas, et que les situations divergent fondamentalement entre celui qui se situe en-deçà ou au-delà du seuil d'un ou deux dollars par jour. Mais être pauvre en Afrique, cela signifie avant tout être seul. Un griot (NDLR : conteur) par exemple, sans aucun revenu, aura toujours à manger. On passe en effet beaucoup de temps à maintenir le lien social en Afrique, et nous avons beaucoup à apprendre en France sur ce sujet.

De la même manière, on a trop tendance à croire ici que les milliers d'immigrants africains que l'on voit épuisés échouant sur les plages espagnoles, sont l'image même de la misère se déversant chez nous. Ce n'est pas si simple. Ne serait-ce que, parce que, pour être candidat au départ, il faut disposer de 1 500 à 5 000 euros pour payer les passeurs. Ces migrants - même si, selon nos critères européens, ils sont plus pauvres et moins éduqués que nous - sont en fait le plus souvent les éléments les plus dynamiques de leurs sociétés, instruits, entreprenants et, pour ces raisons, ils sont sélectionnés par leurs clans pour s'exiler. Ainsi, c'est plus la misère des États africains qu'il faut invoquer que la pauvreté réelle des migrants.

Pourquoi l'industrialisation ou les nouvelles technologies ne pourraient-elles pas être des facteurs de développement pour l'Afrique ?

Je ne crois pas à l'industrialisation rapide de l'Afrique comme cela a été le cas en Asie. Certains secteurs, quelques rares pays font exception à la règle, mais il ne faut pas oublier que la majorité de ce continent est encore rurale. Mieux vaut donc soutenir l'agriculture. Et pourquoi pas promouvoir une vraie filière bio, sur ce continent qui n'utilise pas de pesticides par exemple et dont les consommateurs européens sont friands. Quant à Internet ou la téléphonie mobile, il est vrai, en tout cas pour cette dernière, qu'elle a connu un essor exponentiel récemment. Mais ils sont loin, en l'état actuel des choses, d'avoir réduit la pauvreté, ces technologies ayant eu un usage plus social qu'économique pour l'instant. Néanmoins, il ne faut pas sous-estimer l'esprit d'entreprise, bien réel en Afrique.

Quelles sont les raisons d'espérer ?

Le bonus démographique peut jouer favorablement, comme cela a été le cas en Asie, d'autant que les moins de 15 ans, qui représentent 45 % de la population, sont formés. A condition, toutefois, que d'autres choses viennent en soutien. Enfin si vous prenez le cas de l'Irlande, en 1845, le pays connaissait encore la famine, et aujourd'hui il affiche le plus fort taux de croissance des pays de l'OCDE. Ce n'est pas exclu qu'il se passe la même chose sur le continent noir.

Source: le Figaro du 20 octobre 2006

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Afrique, pillage à huis clos Quand le pétrole africain finance le monde occidental

afriquePrésentation de l'éditeur

Au Congo, au Gabon, au Nigeria, en Angola ou en Guinée équatoriale, on peine à découvrir à quoi a servi la manne pétrolière. Pauvreté, guerres civiles, maintien au pouvoir de régimes dictatoriaux, tel est le bilan peu glorieux de l'exploitation pétrolière en Afrique. La précieuse huile nourrit surtout une corruption débridée. Au Congo-Brazzaville, le président Denis Sassou Nguesso a mis en place une kyrielle de sociétés écrans qui lui ont permis de détourner des centaines de millions de dollars. Mais il bénéficie pour cela de l'" expertise " occidentale. Certaines entreprises françaises, et non des moindres, ainsi que de prestigieux cabinets d'avocats, ont mis leur savoir-faire au service de ce pillage à huis clos. Ne nous y trompons pas. La mobilisation des pays riches (G8) en faveur de l'Afrique ressemble surtout à une opération de communication. Le locataire de l'Elysée amuse la galerie avec sa taxe sur les billets d'avion mais il couve affectueusement une poignée de régimes kleptocrates. George W. Bush prétend s'attaquer aux "postes avancés de la tyrannie" mais il reçoit à la Maison-Blanche les pires dictateurs pourvu qu'ils aient quelques barils à offrir. Tony Blair bataille pour passer la dette du continent à l'ardoise magique mais il ferme les yeux sur le rôle des banques britanniques dans le recyclage de l'argent de la corruption. Il est temps de mettre fin au bal des hypocrites. Si Jacques, George et Tony se soucient réellement du continent, qu'ils contraignent leurs compagnies pétrolières à faire la lumière sur ce qu'elles versent aux Etats africains. La transparence reste le meilleur antidote contre la corruption.

À propos de l'auteur

Xavier Harel est journaliste, spécialiste de l'Afrique et des questions pétrolières.

 
Broché: 280 pages

Editeur : Fayard (18 Oct 2006)

 Collection : LITT.GENE.

 Langue : Français

 ISBN: 2213627584

 Dimensions (en cm): 14 x 2 x 22

 

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06 décembre 2006

France 24 est arrivé !

Les anglophones avaient déjà la britannique BBC World et l'américaine CNN, les arabophones s'étaient doté de la Qatari Al Jazeera, les hispanophones ont depuis peu la vénézuelienne Telesur. D'autres - indiens et chinois - sont également présents sur ces terrain. Seul manquait, au rendez-vous de l'information internationale télévisée en continue, une chaîne francophone. En mars 2002 Jacques Chirac rend publique sa volonté de changer cet état de chose. Cinq ans plus tard, c'est chose faite. Ce 6 décembre, France 24 la chaine française d'informations internationales rentre en ondes.

Ses promoteurs annoncent notamment qu'elle sera diffusée sur le satellite, sur le câble, sur Internet et demain par téléphone ou videocast. Ils précisent encore que "le temps d’antenne de FRANCE 24 est partagé à peu près également entre l’actualité, les reportages et le décryptage, avec la singularité de proposer des programmes actualisés 24h/24. Le contenu des programmes est identique dans les différentes langues de diffusion, avec exceptionnellement le recours à la traduction simultanée". Car vous l'aurez compris, France 24 diffusera en français, mais pas seulement. Anglais, espagnol et arabe notamment devront suivre. La chaine présentera, toutes les heures, 24h/24, un journal de 10 minutes.

Pour en savoir plus, visitez le site de France 24

A lire aussi: France 24, c'est parti, sur Rfi.fr

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04 décembre 2006

Les lauréats des prix "Radio For peacebuilding Africa" sont connus

Compétition radio 2006

Lauréats des Prix Radio for Peacebuilding,

Africa

Des prix ont été décernés dans trois catégories (Talk-Show, Fiction et Jeune) et récompensent les meilleurs programmes radio qui contribuent à la paix. Il s’agit d’émissions qui réduisent les tensions entre les groupes et les communautés, qui mettent en valeur les intérêts partagés, qui questionnent les stéréotypes des auditeurs, qui leur fournissent des modèles positifs, etc.

Les juges ont été impressionnés par la qualité générale des programmes en compétition. Le choix du meilleur programme s’est parfois avéré très difficile. Par exemple, dans la catégorie Jeune, les juges ne sont pas parvenus à départager deux participants et ont donc décidé de leur offrir le premier prix à tous les deux. Par contre, dans la catégorie Talk-Show, les juges n’ont sélectionné que deux seconds prix car ils estimaient que les autres programmes n’avaient pas atteint le niveau requis.


Les gagnants sont:

Catégorie Talk-Show

Premier Prix (800 euros)

Inyanduruko (Les racines du mal) produit et diffusé par Radio Isanganiro (Burundi).

Seconds Prix (300 euros)

Africa Have Your Say produit et diffusé par BBC World Service, African Productions (Royaume-Uni).
Our Peace produit et diffusé par Miraya/Mirror FM (Soudan).

Catégorie Fiction

Premier Prix (800 euros)

Slayed Dog produit et diffusé par BBC World Service, African Productions (Royaume-Uni).

Seconds Prix (300 euros)

Domestic Violence produit et diffusé par Radio Sem Fronteiras (Mozambique)

Gande Mbatsav vo (Au-delà de la sorcellerie) produit et diffusé par Radio Benue (Nigeria).
Libération des prisonniers politiques produit par le Studio Ijambo et diffusé par adio Isanganiro (Burundi)

Catégorie Jeune

Premiers Prix (800 euros)

La communauté lutte contre le phénomène des enfants dits sorciers produit par le Projet Sisi Watoto du Centre Lokolé et diffusé par Radio Maendeleo (République démocratique du Congo).

Ursom ala el ard makaanak (Se faire une place sur terre) produit par The Darfur Lifeline Project et diffusé par BBC World Service Trust (Soudan)

Seconds Prix (300 euros)

Agateka K’abana (Droits des enfants) produit par le Studio Ijambo et diffusé par Radio Isanganiro (Burundi)

Paroles d’enfants: mésaventures de mineurs au-delà des frontières produit par l’Agence La Cible et diffusé par Radio Gerddes (Bénin).

Source: Radio for peace building Africa
www.radiopeaceafrica.org

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Burundi, un 3è journaliste incarcéré en une semaine

Matthias Manirakiza, directeur de la radio Isanganiro, station émettant
à Bujumbura, capitale du Burundi, a été placé, mercredi 29 novembre 2006, en
détention préventive à la prison centrale de Mpimba.

Convoqué au parquet général de Bujumbura où il a été entendu par le
magistrat Liévin Macumi, le journaliste était accusé de « diffusion du
secret de la sûreté de l
Etat ». Il lui est reproché davoir diffusé, le 29
août 2006, sur les ondes de la radio Isanganiro, une information faisant
état de l
attaque imminente du palais présidentiel et de la résidence de M.
Hussein Rajabu, président du parti au pouvoir, par des éléments de la
police.

C
est à lissue de cette audition que le procureur a signifié au journaliste
sa détention préventive.

Manirakiza est le troisième journaliste à être envoyé en prison en lespace
d
une semaine. Deux autres journalistes, Serges Nibizi et Domitille Kiramvu,
de la RPA (Radio publique africaine), sont détenus, depuis le 22 novembre
2006, à la prison centrale de Mpimba, accusés de  "violation du secret de l'instruction".

Source: Journalistes en Danger
http://www.Jed-afrique.org

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21 octobre 2006

Economics graduates invited to seek journalism scholarships

Economics graduates invited to seek journalism scholarships
Region :Sub-Saharan Africa
Country :South Africa
Topic :Fellowships and Awards, Basic Journalism 13/10/2006

Commerce or economics graduates who wish to explore a career in journalism are invited to apply for scholarships for one year of study at the School of Journalism and Media Studies at Rhodes University in Grahamstown, South Africa. The application deadline is October 31. The school’s African Economics Journalism Center and the South African Reserve Bank are sponsoring the full-time scholarships for applicants who wish to study for a postgraduate diploma in journalism and media studies and specialize in economics journalism. The scholarships are aimed to improve the quality of economic and business journalism in Africa through high-quality postgraduate teaching and training.

For more information or to apply, email registrar@ru.ac.za, telephone + 046 603 8276 or visit http://jms.ru.ac.za/degree.php?degreeID=4&pageID=86. http://www.ijnet.org/Director.aspx?P=Article&ID=305619

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Le journalisme américain au 21e siècle

Jour_usaThe number of full-time journalists in the

United   States

has dropped sharply over the last decade, particularly those working for daily newspapers and radio stations, according to a new book by faculty in the Indiana University School of Journalism.

Fewer journalists identify themselves as Democrats, although as a group they consider themselves more liberal than the public at large. More said they found themselves to be middle of the road or even conservative in their politics.

"This fourth study of

U.S.

journalists finds a more educated group of news people whose basic values and ethics persist in the face of dramatic changes in technology and workplace environments," said David Weaver, the Roy W. Howard Professor in the IU School of Journalism.

Weaver is the lead author of the new book, The American Journalist in the 21st Century (Erlbaum, 2006). It is based on the third comprehensive survey of American journalists he has done with colleagues at IU, particularly G. Cleveland Wilhoit, who retired in 2003.

The book was the result of a Knight Foundation-funded study of nearly 1,500 journalists in 2002. Bonnie Brownlee, associate dean for undergraduate studies and associate professor of journalism at IU Bloomington; and two former IUB faculty members -- Randal Beam of the

University

of

Washington

and Paul Voakes of the

University

of

Colorado

- were involved in the project.

Despite cuts in employment at many news organizations, the average journalist is older. Baby boomers are largely remaining in the profession. The largest increase in the number of reporters was the 45-to-54 age group. Nearly two-thirds of all full-time journalists are over age 35.

"A lot of younger people who are hired into journalism don't stay that long," Weaver said. "There are enough journalists who work their way up into some of the middle- and upper-management jobs and are hanging on until retirement that it forces the average up."

News organizations grew exponentially in size in the 1970s and early 1980s. Between 1971 and 1992, employment at daily newspapers grew from 38,800 to 67,207. Employment in print media organizations increased from 52,200 to 85,097 during the same time period.

In the last decade that the professors studied, from 1992 to 2002, employment at daily newspapers fell by more than 8,400, to 58,769. Similarly, employment at all print media outlets fell by 3,268, to 81,829.

"In daily newspapers, the main reason has been the loss of advertising revenue to other media," Weaver said. "Online services like Craig's List are hurting daily newspapers … and more advertising is going to television.

"The other reason is that they've been pushed by a lot of these companies that have bought them to have higher profit margins, especially if they are publicly traded companies," he said. "One way to do this is to cut the costs, and you do that by cutting the size of your news staff."

On the other hand, the number of television journalists has grown every time Weaver and his colleagues have conducted their research. The number of television journalists grew from 7,000 to 17,784, between 1971 and 1992, and was 20,288 in 2002.

The number of radio journalists grew from 7,000 in 1971 to 19,583 in 1982, but has declined since reaching that peak. Weaver said there are fewer than 14,000 journalists working in radio today.

Interestingly, online journalists tend to share the same characteristics of other reporters. For example, the media age of online journalists is 39, compared to 41 among print reporters and 40 among those in broadcast media. The Online News Association cooperated with the study.

"Journalists working for online news media were not dramatically different from those in more traditional mainstream media in terms of demographics, education, political attitudes or views about journalistic roles and the ethics of reporting," Weaver said.

Other book findings include: 

While there was little change in the percentage of journalists who identified themselves as Republicans (from 16.4 percent in 1992 to 18 percent in 2002) and as Independents (from 34.4 percent in 1992 to 32.5 percent in 2002), Weaver and his colleagues saw shifts in those identifying themselves as Democrats and "Other."

The percentage of those identifying themselves as Democrats dropped from 44.1 percent in 1992 to 35.9 percent in 2002. The percentage of those who claimed some other political affiliation grew from 3.5 percent in 1992 to 10.5 percent a decade later. There also was a small increase in the number of respondents who said they didn't know or refused to answer.

"Part of that is a reluctance of journalists to say they identify with either of these political parties," Weaver said. "It could be younger journalists saying this."

The big surprise in the study is that the number of women in journalism hasn't increased. They continue to account for about a third of all full-time journalists. The percentage of women with zero to four years of experience was significantly higher in 2002 (54.2 percent) than in 1992 (44.8 percent). "If the attrition rate doesn't change, that will mean more women journalists with more experience in the future," he said.

Minority representation in American media has inched up over the years, but, at 9.5 percent by 2002, remained much below the minority percentage of the

U.S.

population and also the college-educated minority population. The percentage of African Americans in full-time reporting positions has remained static from 1971 to 2002, from 3.9 percent to 3.7 percent.

While

U.S.

census figures say Hispanics account for 13.4 percent of the total

U.S.

population, only 3.3 percent of all reporters and editors in 2002 were Hispanic. This was an improvement from what Weaver found in earlier studies, up from 2.2 percent in 1992 and 0.6 percent in 1982 to 1983.

Weaver suspects there is a higher level of attrition with many minority and female journalists leaving the profession within a few years.

Nearly 90 percent of all journalists have at least a bachelor's degree. The proportion of college graduates in journalism rose from 82 percent in 1992 to 89 percent in 2002. When Weaver began his research a quarter century ago, slightly fewer than 75 percent of journalists were college graduates.

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